Après l’obtention de son
diplôme en tant que médecin généraliste en 1991, elle prit l’envol
pour l’Egypte où elle suivit une formation de stylisme modélisme, et
participa à la création de la collection automne-hiver 1993.
L’âme errante, elle reprend
son envol vers Paris où elle réintègre le corps médical, pour se
spécialiser en réanimation et urgences médicales filiale
"SAMU".
Ses aspirations artistiques
étant très intenses, elle s’inscrivit en parallèle à l’école du
Louvre, et finit par quitter définitivement en 1995 le monde de la santé
pour se consacrer entièrement à ses dons artistiques.
L’artiste peintre Djihane
Boughaba franchit pour la première fois le monde des expositions en 1995
à travers les galeries parisiennes, puis un peu partout en Tunisie entre
1996 et 1998.
Rongée par l’immobilité elle
lâche la bride à son âme vagabonde, pour atterrir en fin 1998 à
Athènes où actuellement, elle crée et expose de nouvelles œuvres.
Le regard ravi, l’esprit envoûté
par des tableaux abstraits qui content les métamorphoses d’un être
traînant un vécu qui en dit long. Au creux de son atelier, plongée dans
le plus profond de soi ; en méditation, recueillement et création.
Inspiration suprême, élan de l’esprit
dans les labyrinthes de son être, l’âme dénudée, emportée par une
insoutenable légèreté des sens, nourrie par une délicieuse folie d’artiste.
Transposée dans une autre dimension, surréaliste, cubique, et abstraite,
où ne vivent que beauté et couleurs, toiles et peintures. Marquée par
son exploration passée de l’anatomie, fascinée par les courbures
harmonieuses du corps humain, elle innove de nouvelles séries qui
dessinent la trajectoire de toute une vie.
Flirtant avec l’air du temps,
elle couve ses œuvres avec passion, comme elle dit :
" mes toiles sont mes enfants."
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La collection " La cantatrice chauve " de Djihane
Boughaba, consistant en plus de
14 toiles, inspirée par un poème de sa sœur cadette Lama, est un
exemple particulier de l’œuvre de cette talentueuse artiste-peintre.